Le groupe En Chemin s’est retrouvé à SAINT GOHARD le 6 octobre sur le thème du bilan après les vacances.
Qu’éprouvons nous, nos joies, nos réflexions, nos souffrances aussi : le temps des vacances n’est-il pas celui de la famille ?
Le temps des vacances, c’est pour une personne séparée, le temps du partage des enfants, du souvenir aussi quand l’enfant part avec l’un des parents et une autre personne…
Quand le conjoint vit avec (un) (une) autre personne, la question est posée de savoir supporter que nos propres enfants aient des relations affectives avec ce nouveau conjoint. Cette obligation du partage fait s’interroger sur le besoin d’affirmer auprès des enfants la place que nul ne peut prendre quand on est père et mère, et le besoin de se l’entendre dire.
Plusieurs intervenants ont exposé la difficulté qu’ils éprouvaient à accepter que l’autre peut aussi apporter du bonheur à nos propres enfants.
Même si le père est un « bon père » qui s’occupe bien des enfants, celui qui reste seul se sent privé d’une forme de vacances, il vit dans une certaine souffrance ce temps révolu : « c’était mieux quand papa était là » disent parfois les enfants.
Les premières années, il faut se battre pour ne pas sombrer, pour combler ce vide : toute l’énergie passe à préserver les enfants, à les laisser à l’écart du conflit. On vit paradoxalement : On veut tout faire et on trouve que c’est une profonde injustice de devoir le faire.
Mais à un moment donné, se pose la question de savoir qui nous sommes : et moi ? j’existe aussi !
Les vacances obligent inéluctablement à une forme de solitude, il faut apprendre à s’occuper de soi. Quand on se sent mal, on n’attire pas les autres.
Beaucoup de voix s’élèvent pour dire qu’il faut tout faire pour rompre la solitude dans laquelle la séparation, le divorce, peuvent enfermer. Etre avec d’autres, se proposer dans des activités qui rejoignent les autres (même se retrouver pour balayer l’église !). Certes, le premier pas est toujours difficile, mais les témoins montrent que cette difficulté, même s’il faut du temps, n’est pas insurmontable. Tous ont souligné l’importance du partage, l’importance d’être aimé et reconnu au delà de l’événement conjugal, accidentel, involontaire ou nécessaire selon les circonstances.
Etre dans la souffrance permet de reconnaître le bonheur quand il est là, le bonheur résultat de l’accumulation de petites joies, de plaisirs, de rencontres et d’amitié partagés.
C’est sur cette conviction que le groupe a terminé le débat, comme d’habitude rempli d’amitié, de respect et d’écoute mutuelle.
Avant la séparation, le Père René Barbotin a lancé un « Notre Père », dans lequel résonnait particulièrement l’invocation du pardon.
Gérald
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